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– l'alimentation –
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Ceci est une alimentation.

     De 0 V à 15 ou 20 V, sous 1 à 2 A, c’est suffisant. A proscrire absolument : l’utilisation de ces petits blocs secteur à 4 ou 5 euros. Ils fournissent un signal souvent dégueu’, et ne sont absolument pas régulés. La régulation est une fonction essentielle : elle permet, si vous avez ajusté l’alim’ à 5 V, de garantir la présence effective de ces 5 V, que vous consommiez 10 mA comme 1 A. Ces petits blocs ne permettent pas cela. Si vous ajustez le petit commutateur à glissière à 5 V, par exemple (mais ne cherchez pas, ils sautent généralement de 4,5 V à 6 V), vous aurez la surprise de mesurer, à vide, 9 ou 10 V. Et en pleine charge, 4 V. Non, la régulation est essentielle. Bon, ceci dit, il est toujours pratique d’en avoir un ou deux sous la main, histoire de. Il est intéressant, à court terme, de faire l’acquisition de deux alimentations ; les ALI sont fréquemment alimentés de façon symétrique. En avoir une troisième pour un signal d’entrée variable ? Oui, bon, là, ça commence à faire beaucoup... Alors il est intéressant d’avoir aussi une alimentation fixe qui délivre par exemple +5 V, +12 V et -12 V. +5 V pour les montages à base de TTL, les +12 V et -12 V pour les montages à base d’ALI. Voici un moyen très bon marché d’avoir tout ça sous la main : Pour les alim’ fixes, prenez une alimentation d’ordinateur. Ca coûte 20 euros, et délivre au moins les trois tensions fixes. Vous aurez en prime un -5 V, et parfois des +15 V et -15 V. Le tout avec des intensités de travail à faire pâlir tous vos voisins. Celle que j’ai trouvée m’autorise un petit 20 A sous 5 V, ce qui est au-dessus de tous mes besoins... Le +12 V est fourni sous 1 ou 2 A, je ne sais plus. Pour les tensions négatives, par contre, c’est beaucoup plus faible : de l’ordre de 500 mA, je crois. Tout ça, placé dans un boîtier clos, permet d’alimenter à peu près n’importe quoi. Il vous faudra peut-être (ça a été mon cas), placer une résistance de puissance en parallèle avec la sortie 5 V, pour qu’il y ait une consommation minimum, nécessaire à l’alim’. Ca vous pompe quoi, 1 A ? On n’est pas à ça près... Avec ça, vous aurez en plus l’occasion de rigoler un coup en croisant, au détour d’un catalogue, une alim’ 5 V / 5 A à plus de 100 euros... Ceci étant dit, sachez toutefois que les signaux fournis par ce type d'alimentation sont souvent très parasités... C'est donc loin d'être parfait, mais bon.

     Pour la ou les deux alim’ variables, vous pouvez les faire vous-même. Soit à l’aide du montage d’une revue, soit à l’aide de vos neurones les plus actifs. Perso’, j’en possède deux faites maison, par mes soins, quand j’étais gosse. Une dans un joli boîtier, avec toutes les fonctionnalités que je voulais (c’est l’avantage de se la concevoir), et une autre, non régulée, enfermée dans une boîte de sorbet à la poire. Comme quoi...
     A côté de ça, j'ai quand même fini par me dégoter (ortho' ?) une vraie alim' professionnelle, une Metrix AX323. Elle me délivre deux tensions variables (0 à 30 V, sous 2,5 A) et un 4 V légèrement ajustable (sous 5 A). Mais il m'a fallu quelques années de métier pour pouvoir me payer ça.

     Que vous l’achetiez ou que vous la fassiez, faites en sorte d’avoir au moins un voltmètre intégré, et si possible, un ampèremètre. Ca évite de mobiliser ou de déplacer un multimètre pour un simple réglage.

     Il existe aussi deux-trois fonctionnalités intéressantes, accessibles si on n’est pas trop limité, côté finances. Le réglage de l’intensité maximum n’est pas mal du tout. Ca permet, entre autre, de ne pas cramer votre platine (ou vos câbles, ou les deux) s’il y a un problème. Le principe est simple : si l’on a fixé 10 V sous 1 A, et que le montage tente de tirer plus, alors la tension chute (selon la loi d’Ohm) pour ne pas débiter plus de 1 A. Le réglage fait toujours un peu peur : il faut mettre l’alim’ en court-circuit franc (avec un bon cordon, de section suffisante, attention !) et régler le potentiomètre de courant à l’aide de l’ampèremètre. Ben oui, car l’ampèremètre nous indique le courant consommé, et non le courant limite ! Il y a aussi les alim’ qui disjonctent si on dépasse la limite fixée en intensité, mais c’est plus rare. Le mode tracking, sur les alim’ doubles crée malheureusement souvent plus de problèmes que de joies aux utilisateurs novices, alors que c’est une fonctionnalité pas dégueu’ du tout. Le principe est que toute modif’ de tension de la cellule maître va être proportionnellement répercutée sur la cellule esclave. Par exemple, si les deux sont réglées à 9 V (alim’ symétrique d’un ALI, au hasard), le fait de passer la maître à 12 V fera aussi passer l’esclave à 12 V. Bon, ça paraît tout con, là, mais en pratique, ça signifie que toute fluctuation du maître est répercutée, donc que tout parasite sur le maître sera annulé. Pas mal, non ?


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