accueil > l’élec’ se lâche ! > on ne dit pas   


– on ne dit pas... –

     Un prof' est parfois confronté à des réactions ponctuellement surprenantes des jeunes.
     Il retourne alors ce qu'il vient tout juste de dire, dans sa tête, dans tous les sens et...
     Se rend compte que oui, ce qu'il vient de dire peut être interprété autrement.
     Et il y a souvent un rapport en dessous de la ceinture.
     Mais où nos jeunes ont-ils l'esprit ?
     A sa place, j'en conviens.
     Ce qu'il ne faut pas dire, donc.

  

     Contexte : en réunion de présentation de la section.
     Qui l'a dit : un collègue.
     Phrase suicide : "Sur Internet, vos enfants peuvent trouver des sites de QCM."
     Réaction : faible, mais ça aurait pu. Non ? Si, si, quand même...

  

     Contexte : les jeunes, en TP, simulent des logigrammes dont les entrées sont A, B, C et D. Lors de la vérification, je leur demande de monter ou d'abaisser les interrupteurs qui font varier les entrées entre les NL0 et NL1.
     Qui l'a dit : moi.
     Phrase (suicide ? non, pas celle-ci !) : "OK, maintenant, abaissez D."
     Réaction : (après un temps, le front plissé par l'activité intense des neurones) "Hmm... Quoi ? ABCD ?.."

  

     Contexte : je viens de faire un chronogramme logique sur le tableau (j'ai représenté les entrées A et B d'un circuit), les jeunes doivent le compléter (entrée C et sortie Q).
     Qui l'a dit : moi (mea culpa).
     Phrase suicide : "Voilà, j'ai fait le chronogramme de A et celui de B ; vous me faites le C, vous me faites le Q..."
     Réaction : censurée.

  

     Contexte : on étudie des signaux logiques.
     Qui l'a dit : moi.
     Phrase suicide : "Qu'est-ce qu'on a en Q ?"
     Réaction : censurée.

  

     Contexte : conseils de classes.
     Qui l'a dit : plusieurs collègues (mais jamais moi).
     Phrase suicide : "Celle-là, elle est vraiment bonne."
     Réaction : sourire des délégués.

  

     Contexte : un cours magistral, vous parlez d'une chose qui chaque année fait rire vos jeunes ("un relais est excité", "une sortie logique est nommée Q", "algèbre de Boole", etc.)
     Qui l'a dit : moi.
     Phrase suicide : "...blablabla, et quand je vais vous dire comment ça s'appelle, vous allez rire, blablabli, ça s'appelle "..."."
     Réaction : personne ne rit. C'est fou ce que le fait de prévenir fait retomber l'effet ! Ou alors, c'est juste que les jeunes ne veulent pas que vous ayez raison...


Un coup de chapeau ? Un coup de savate ? Envoyez un email !

màj 130908