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– vous voulez avoir une mémoire d’éléphant ? –

électronique analogique

Code des couleurs
     Dur à retenir, non, ce foutu code ? Une phrase clef : "Ne Manger Rien Ou Jeûner, Voilà Bien Votre Grande Bêtise." La première lettre de chaque mot correspond à la première lettre de chaque couleur, dans l’ordre :

Ne – Noir – 0
Manger – Marron – 1
Rien – Rouge – 2
Ou – Orange – 3
Jeûner – Jaune – 4
Voilà – Vert – 5

Bien – Bleu – 6
Votre – Violet – 7
Grande – Gris – 8
Bêtise – Blanc – 9

Comparateur à hystérésis
     Voir Trigger de Schmitt.

DEL
     Comment repérer la patte moins ? Et la patte plus ? Bon, il n’y a que deux pattes... Si on parvient à repérer le moins (la cathode, pour les puristes), alors on aura le plus (l’anode, oui, Monsieur). Trois possibilités :
     La patte la plus courte, c’est le moins. Comment ? Votre collègue a coupé les pattes à la même taille ? Alors...
     Le boîtier rond de votre DEL n’est pas tout à fait rond : il possède un méplat (un plat, quoi). Ce méplat plat est du côté de la patte moins (le signe moins est plat, comme le méplat). Comment ? Votre bourrin de collègue a limé la DEL ? Ah, la, la, toute une éducation. Ah non, ce n’est pas ça ? Ben alors c’est quoi ? Ah, votre DEL est carrée. Ah oui, là, ce n’est pas de sa faute. Bon...
     Regardez la DEL par transparence. A l’intérieur, une patte est reliée à un gros bout, et l’autre à un petit bout. Bon, ben le gros bout, c’est le moins, et le petit bout, c’est le plus. [Depuis que je pratique l'électronique, je n'ai trouvé qu'une seule fois l'inverse (et je ne m'en suis jamais remis !) donc on peut, a priori, considérer cette méthode comme bonne.]

Diode
     Quelle patte est l’anode ? Quelle patte est la cathode ? Voici une diode normale :


Où est la cathode ?


Phonétiquement, penser à K-thode.
La cathode est ici à gauche (on peut voir un K sur le schéma).
C’est bien joli, tout ça, mais la cathode, c’est le plus ou le moins ?


La cathode, c’est le "moins", à gauche. Ca se voit, non ?
Et le courant, il va dans quel sens ?


Ben... Dans le sens de la flèche, quelle question.

Loi d’Ohm (1/2)
     U=RI, oui, on sait. Mais au début, quand on se demande à quoi est égale R, on se mélange les pattes, entre R=U/I (correct) et R=I/U (pas correct pour deux sous)... Alors on les pose en pyramide :

U
R   I

     Là, on voit quoi ? Que U=RI (on le savait, merci), que R=U/I (U est au-dessus), et que I=U/R (U est encore au-dessus). Facile.

Loi d’Ohm (2/2)
     (Source : Elex n°15, octobre 1989, à gauche, et Electricity and electronics, à droite).
     
Un tableau à recopier dans sa trousse pour avoir tout sous la main (puri ou pire ?.. choisissez le votre !) :

     Il semblerait que notre revue préférée ait pris l'idée du bouquin de Howard H. Gerrish.
     Légende originale : "A memory device combining Ohm's Law and Power Laws. Use it to help you solve your problems."

 

Papier logarithmique (ou semi-logarithmique)
     On a un axe vierge, comment avoir les points caractéristiques du papier log’ ? On peut évidemment prendre sa calculatrice et faire log(1), log(2), etc. et placer les points proportionnellement aux résultats, et ce pour chaque décade. Si vous n’avez pas besoin de la précision absolue, il y a une autre solution, simple : vous découpez vos décades en trois. Tout à gauche, c’est le 1. Au tiers, c’est le 2. Au deux tiers, c’est le 5. Tout à droite, c’est le 10. Et ainsi de suite (20, 50, 100, 200, ...)
     Couper en trois, c’est facile. Et pour se souvenir que c’est 1,2,5, et non 1,3,5, (une erreur commune) il suffit de lever les yeux... Vous êtes dans un labo’ ? Dans une salle de cours ? Allez, il doit bien y avoir un oscillo’ (plutôt analogique) qui traîne dans le coin. Les calibres sont toujours découpés selon cette progression. Fou, non ? Ben oui, les fabricants ne sont pas cons, ils pensent à tout...

     Vous n’êtes pas dans un labo’ ? Ah, vous êtes en plein exam’ ? Ah. Alors sortez discrètement des euros de votre poche... La progression entre les pièces et les billets est logarithmique elle aussi... 1 c, 2 c, 5 c, 10 c, 20 c, 50 c, 1 EUR, 2 EUR, (etc. ; après, il faut être plus riche, mais si on l’est, ça marche aussi).

Phase ou neutre
     C’est la phase ou le neutre, le fil brun ? Fil
brun = phase = couleur chaude = châtaigne en perspective. Fils bleu = neutre = couleur froide = rien à craindre.

PNP ou NPN
     
Pour un bipolaire, la flèche qui sort, c’est un PNP ou un NPN ? Un NPN, assurément, puisqu’elle Ne Pénètre pas, Non. Un peu trop sexe ? Vous avez l’esprit mal tourné, je trouve.

Puissance
     Il y a la formule classique P=RI². OK. Mais cette formule, bien des jeunes n’y pensent pas, ou plus. Alors voici un moyen mnémotechnique un peu scato’ mais qui fonctionne bien : penser à "pet = air hideux". Facile, non ? Efficace, en plus.

Transistor bipolaire : boîtier (1/2)
     Mais où est donc la foutue base de ce foutu TO3 ? Facile ! Bon, le collecteur, c’est le boîtier métallique, c’est toujours le cas. Pour la base et l’émetteur, pointez les pattes vers vous, et mettez-les EBas... Vous avez alors l’Emetteur (En) et la Base (Bas). A se demander si les concepteurs ne l’ont pas fait exprès... Et ça marche aussi pour les TO(je-ne-sais-plus-quoi), pour les TO3 modèles réduits, quoi.

Transistor bipolaire : boîtier (2/2)
     Pour le TO18 (et TO39, son grand frère), il y a aussi un truc. L’émetteur est toujours la patte qui est la plus proche de l’ergot (oui, bon, le bout qui dépasse, si vous préférez) du boîtier. Si vous regardez le transistor du dessous, vous ne verrez pas sa culotte, mais constaterez que ses trois pattes forment un angle droit ; celle qui fait le 90° (je sais, je sais, ce n’est pas très français, mais je ne vois pas comment tourner ma phrase, là, tout de suite...), c’est toujours la base. Bon, ben la troisième, c’est le collecteur, puisqu’il ne reste plus que lui... Sur les TO39, le collecteur est en plus relié de façon visible au boîtier.

Trigger de Schmitt
     Mais on commute lorsque l’on passe à quel seuil, bordel ? Que le trigger soit inverseur ou non, lorsque le signal d’entrée monte, il commute au seuil haut (normal, il "monte en haut", selon le pléonasme bien connu). Lorsqu’il descend, il commute au seuil bas (normal, il "descend en bas" [et va rapporter une bonne bouteille, je l’espère]).


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màj 021207